Il fut quelques temps quelque part. J’eus l’habitude de publier des liens vers des blogs témoignant de la vivacité/véracité de la vie à Madagascar. Celle qui dépasse les clichés, que l’on croise tous les matins en attendant le bus à 6h du matin après avoir pu avalé un café et un menakely. Aucune idée si untel/unetelle y a manifesté de l’intérêt – à vrai dire je n’ai toujours pas pu cerner le sens de ce blog – mais les petites idées ont continué à trotter dans ma cabosse et comme je prends beaucoup de plaisir à broder des liens et des histoires, l’envie m’a prise de demander à mes bons amis s’ils voulaient eux aussi prendre part au petit jeu “Madagascar … 50 ans après” et de partager à travers plusieurs générations de malgaches les espoirs d’avant, la réalité d’aujourd’hui ainsi les souhaits pour demain. Je fais donc appel à toutes les bonnes âmes d’initier la conversation (et de soumettre ici) si jamais vous avez dans votre entourage des personnes ayant vécu l’indépendance de 1960, la révolution de 1972, la vie dure dans les années 1980, les rues de 1991,…bref engagez-les à répondre à ces TRÈS courtes questions. J’attends impatiemment vos messages!

Qui es-tu?
Malagasy, Naissance et enfance à Isotry-Est. Etudes universitaires à Ankatso, Paris, Harvard. Expérience professionnelle d’une dizaine d’années dans les provinces de Toliara et Toamasina. Citoyen du monde de par mon métier avec séjours de une à plusieurs années au Burundi, au Botswana, au Pakistan et en Afghanistan, au Yémen, au Tchad et maintenant à Dakar, avec des responsabilités vis a vis de 24 pays d’Afrique de l’ouest et centrale. Apres avoir vécu plus de 20 ans aux quatre coins du monde j’étais prêt à rentrer à Madagascar sans hésitation jusqu’à il y a douze mois…

Quelles sont selon toi les plus belles années de Madagascar?

Je me rappelle très bien de ces jours ou les drapeaux de tous les états du monde flottaient sur l’avenue de l’Indépendance et le notre s’y est ajouté : quelle fierté d’être reconnu dans le concert des nations! Le plaisir aussi d’aller assister au spectacle de chants et danses sur le podium devant l’hôtel de ville (On était trop petits mon frère et moi, donc il fallait amener des chaises pour voir par dessus la tête des adultes). Imaginez le plaisir à rencontrer et reconnaitre dans la rue Dox vendant ses recueils de poèmes, ou encore entendre Razilinah jouer de la guitare dans son bar favori de Tsaralalana. Ensuite est venu le moment où on a cru qu’on avait réussi à couper le cordon ombilical avec la mère patrie… 1960, 1972 sont des années qui m’ont particulièrement marquées à cause de l’ESPOIR qui prévalait : espoir de vie meilleure, dans la dignité et la fierté d’être Malagasy.


Comment voyais-tu Madagascar en 2010 de cette époque?

Aucune idée claire! Quand j’ai commencé à voyager en Afrique j’avais l’illusion que nous étions en avance économiquement et politiquement : C’ETAIT FAUX… On était déjà en retard et on continue de tomber dans tous les pièges du sous=développement !-

Ton message pour la postérité pour les 50 ans à venir pour les jeunes de 20 ans d’aujourd’hui
PERSEVERER ET TRAVAILLER DUR (KEEP IT UP) ; GARDER L’ESPOIR ; NE PAS SE LAISSER MARCHER SUR LES PIEDS ; S’OUVRIR AU MONDE ET SORTIR DE SA COQUILLE ; même si on est descendu très bas on peut encore rebondir…

RAHA MBOLA MISY TSIKY….

4 Responses to “Il était une fois Madagascar…par Sloof”

  1. on 14 Jan 2010 at 5:26 amikalamako

    “S’OUVRIR AU MONDE ET SORTIR DE SA COQUILLE ; même si on est descendu très bas on peut encore rebondir…

    RAHA MBOLA MISY TSIKY….”

    reveko beuhhhh !

  2. on 14 Jan 2010 at 10:05 pmjogany

    Je ne voudrais pas donner des notes aux contributions mais celle-ci me touche particulièrement comme quoi malgré la distance et l’absence, on pense toujours à son pays et le désir de retour reste toujours très fort malgré tout. On rencontre Ricky du côté de Rarihasina dans la journée si jamais on veut prendre un verre ou écouter de la bonne musique gasy :D . Mais je n’ai pas eu l’occasion d’aller encore au Tranompokonolona d’Isotry qui je crois programme encore d’excellents spectacles. la culture est encore là même si elle vivote du système de nos jours…

  3. on 15 Jan 2010 at 8:08 amtomavana

    “même si on est descendu très bas on peut encore rebondir…”

    je dirais même “toucher le fond pour mieux rebondir !”

  4. on 16 Jan 2010 at 9:11 amTahina

    Oui, mon père m’a aussi raconté ces podiums, le cinéma, les fêtes foraines et tout ça à dire que nos pères auraient eu de plus belles choses durant leurs temps.

Trackback URI | Comments RSS

Leave a Reply