un truc de fou que j’ai lu cette semaine :

Il y a cinq ans, Ory Okolloh – qui a ensuite fondé l’énorme succès qu’est la plateforme de suivi de crises en temps réel Ushahidi – avait fait ces commentaires, qu’il est utile de relire dans le contexte de ces débats. Voici comment j’avais rapporté ses propos à l’époque :

La blogueuse kenyane Ory Okolloh ne s’attend pas à ce que l’Afrique soit transformée par les blogs de sitôt. Combler la fracture numérique est peut-être le moindre des nombreux problèmes de l’Afrique. Cependant, elle estime que les blogs sont importants – même s’ils ne transforment rien – pour le petit nombre d’Africains qui bloguent. “Pour nous les jeunes, qui n’avons pas été entendus, nous n’avons pas un espace en Afrique pour nous exprimer, que ce soit dans la politique ou d’autres agoras,” dit Ory Okolloh. “Je pense que cela pourrait offrir aux jeunes un forum pour créer leur propre espace. Je ne pense pas que cela changera les politiques per se ou déterminera l’issue d’une élection mais je pense que cela peut faire naître une communauté, sous des formes qui ne pouvaient pas exister avant.”

Un réseau dingue que je prends du plaisir à lire tous les 4 matins et qui j’espère dialoguera plus souvent avec la plus fabuleuse des communautés (oui les plus balèzes c’est les Foko)

maneno

Maneno? En Swahili, ‘maneno’ signifie ‘mots’.
Les mots sont au coeur de tout ce qui est important pour Maneno : un site entièrement conçu de zéro pour être une plateforme de communication et de blogs adaptée aux besoins des blogueurs et auteurs d’Afrique sub-saharienne(…)Tout en se développant autour de ces convictions, Maneno reste une plateforme gratuite, qui agrège et offre une vitrine aux textes, photos et sons qui lui sont confiés. Pour que les auteurs débutants qui l’utilisent n’écrivent plus face au vide, mais pour des lecteurs.

Il y a genre quelques mois on me demandait pourquoi je mettais tout le temps des trucs vides sur mon blog genre au début de la crise. Sans doute pour respecter les morts mais surtout pour laisser ceux qui subissent cette galère au quotidien parler à ma place (non pas par compassion morbide mais bon…tu veux que je dise quoi au fait? un truc sur twitter du genre “oh pitin c’est la merde dans mon pauvre pays exploité” laisse béton j’aime pas le misérabilisme). déjà ça me soûle trop les masturbations intellectuelles via les média sociaux bondés par les riches et les salonnards. Par contre j’ai aussi invité la personne (qui se souciait TANT de l’avenir de la démocratie au pays et qui ne connaît même pas le député de sa commune) à prendre en main ses convictions (s’il y en avait) et peut-être de pousser un tout petit peu plus l’activisme…non pas pour changer le monde mais juste histoire d’arrêter de jouer les hypocrites.alors? t’en es où aujourd’hui?bref n’attends pas le miracle, n’espère même pas une étincelle de reconnaissance : tu partages,tu agis, tu vis.

Trackback URI | Comments RSS

Leave a Reply