La Violence et l’Ennui

Nous d'une autre trempée et d'une singulière extase

Nous de l'Épique et de la Déraison

Nous des fausses années Nous des filles barrées
Nous de l'autre côté de la terre et des phrases
Nous des marges Nous des routes Nous des bordels intelligents

O ma soeur la Violence nous sommes tes enfants
Les pavés se retournent et poussent en dedans

J'ai l'impression démocratique qui me fait des rougeurs
A l'extrême côté du coeur et des entrailles
J'entends par là  mes tripes à  la mode de Mai

JE VOUS COMMANDE D'ÊTRE BREFS ET COUILLOSIFS

J'ai le sentiment bref de ceux qui vont mourir

Et je ne meurs jamais à moins que à  moins que

e sais des assassins qui n'ont pas de victime

Qui s'en vont faire la queue pour voir le sang d'écran
Et cette pellicule objective qui pellicule sur le vif

Surtout ne pleure pas
Les larmes c'est le vin des couillons

Moi je ne pleure plus
Et je le dis bien haut bien tendre aussi et bien à  l'aise;
Crevez-leur le paquet qu'ils portent sur leurs quilles!
Marx était un "hippie"
C'est pas comme en dix-sept, à  la consigne,
Dans cette Russie rouge à  la lénifaction

… Et personne jamais n'a été réclamer ce barbu stalingradé…
Quand je vois un stalinien je change à  Stalingrad
Je sais des assassins qui ont le cran d'arrêt
Et qui sont beaux comme les cons qui vont voter
Des assassins assassinés et leurs manières
A ne jamais vouloir crever comme crevèrent les Communards
Mes frères

Et je le dis bien haut: il faut DÉCONSTITUTIONALISER le foutre

Et porter l'inconfort cousu dessous leur peau
A ces bourgeois qui se permettent de jouir, en outre!


JE VOUS COMMANDE D'ÊTRE BREFS ET CARTÉSIENS

 

5 Responses to “La Violence et l’Ennui”

  1. on 26 Sep 2006 at 11:44 amhjk

    waw ;) moi aussi j’aime ta guerre alors je vais essaié d’être bref et cartesien:

    l’erreur de type 500: c’est plus de peur que de mal” :)

    La poisse‘erreur 500 – Léo Ferré

    Si par hasard
    Dans un placard
    Tu piqu’s la guigne
    Sois pas manchot
    Planqu’ tes ballots
    A la consigne
    Si les gitans
    Un jour lisant
    Dans tes mains pâles
    Ont vu l’printemps
    Machinal’ment
    Se fair’ la malle
    … cherche pas

    Fous donc en l’air la poisse

    La poisse… la poisse… la poisse..

    Si par hasard
    Tu pars peinard
    Pour les Antilles
    Cousu d’pognon
    Chaussé d’vison
    Ou d’espadrilles
    Que t’aies quitté
    Au bout du quai
    Tes vieilles misères
    Et qu’en oiseau
    Ou en bateau
    Tu t’fasses le paire
    … t’en vas pas

    N’embarqu’ jamais la poisse

    La poisse… la poisse… la poisse..

    Si par hasard
    Dans un bazar
    Tu piqu’s la poisse
    Chang’ de trottoir
    Et vas-t-en voir
    C’qui s’passe en face
    Comme au poker
    Si t’as qu’un’ paire
    Qui vaut dix balles
    Attends l’gros lot
    Fous pas au pot
    Ton bon étoile
    … n’oublie pas

    On fréquente pas la poisse

    La poisse… la poisse… la poisse..

    Si par hasard
    Ta vieille guitare
    Jouait plus en m’sure
    Et si l’bon Dieu
    Fermait tes yeux
    A la nature
    Si ton contrat
    S’arrêtait lÃ
    Et qu’tu voyages
    Pour ce pays
    Où comme on dit
    Y a plus d’bagages
    … t’en fais pas

    LÃ -bas y a pas la poisse

    La poisse… la poisse… la poisse..

    “Allez, bon voyage mon p’tit!”
    Allez…

  2. on 26 Sep 2006 at 11:44 amTonton Rocky

    ” Nous pardonnons souvent à ceux qui nous ennuient, mais nous ne pouvons pardonner à ceux que nous ennuyons.”
    La Rochefoucauld, Maximes

  3. on 28 Sep 2006 at 11:46 amtiatooz

    oulà à à ça dépasse mon entendement

  4. on 29 Sep 2006 at 11:45 amlova

    Tiens, voila du Ferre plus “soft” et qui semble a propos pour l’air du temps ;) :”Avec le temps, va, tout s’en va
    On oublie le visage et l’on oublie la voix
    Le coeur, quand ça bat plus,
    C’est pas la pein’ d’aller chercher plus loin
    Faut laisser faire et c’est très bien”

    Mais comme il faut aussi satisfaire le cote revolutionaire enfoui en chacun de nous, voici chiffon rouge: ;)
    “Accroche à ton cÅ“ur un morceau de chiffon rouge
    Une fleur couleur de sang
    Si tu veux vraiment que ça change et que ça bouge
    Lève-toi car il est temps
    Compagnon de colère, compagnon de combat
    Toi que l’on faisait taire, toi qui ne comptais pas
    Tu vas pouvoir enfin le porter
    Le chiffon rouge de la liberté
    Car le monde sera ce que tu le feras
    Plein d’amour de justice et de joie” M. Fugain

  5. on 30 Sep 2006 at 11:46 amlova

    >Jogany, you know me better than that: to get me to stay away, you will have to specifically tell your spam filter to block out all of Indiana ;) you are probably at ben Harper’s now, I hate you ! :)
    PS: Justin is busy working on “shrek 3″, that’s why he was crappy :)

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