Il était une fois Madagascar…par Yolaine

Il fut quelques temps quelque part. J’eus l’habitude de publier des liens vers des blogs témoignant de la vivacité/véracité de la vie à Madagascar. Celle qui dépasse les clichés, que l’on croise tous les matins en attendant le bus à 6h du matin après avoir pu avalé un café et un menakely. Aucune idée si untel/unetelle y a manifesté de l’intérêt – à vrai dire je n’ai toujours pas pu cerner le sens de ce blog – mais les petites idées ont continué à trotter dans ma cabosse et comme je prends beaucoup de plaisir à broder des liens et des histoires, l’envie m’a prise de demander à mes bons amis s’ils voulaient eux aussi prendre part au petit jeu “Madagascar … 50 ans après” et de partager à travers plusieurs générations de malgaches les espoirs d’avant, la réalité d’aujourd’hui ainsi les souhaits pour demain. Je fais donc appel à toutes les bonnes âmes d’initier la conversation (et de soumettre ici) si jamais vous avez dans votre entourage des personnes ayant vécu l’indépendance de 1960, la révolution de 1972, la vie dure dans les années 1980, les rues de 1991,…bref engagez-les à répondre à ces TRÈS courtes questions. J’attends impatiemment vos messages!

dotmgQui es-tu?
Aujourd’hui, je suis une parisienne de 48 ans travaillant dans le secteur assurantiel aimant par ailleurs, pèle-même: voyager, lire, faire du taekwondo et l’art sous toutes ses formes d’expression.
Je suis née en France où mes parents poursuivaient leurs études. Ainsi, ma langue maternelle est le français, legs de ma baby-sitter strasbourgeoise. J’ai parlé malgache plus tard, une fois mes parents rentrés à Tana, la ville où j’ai grandi . Comme dans beaucoup de pays d’Afrique francophone tout juste indépendants, la fonction publique offrait un débouché naturel aux jeunes diplômés malgaches des années 60. Je suis donc issue d’une famille qui comptait moultes enseignants, médecins et militaires. Certains de ces oncles et tantes se trouvant affectés aux quatre coins de l’île, j’ai eu la grande chance de sillonner Madagascar et de séjourner dans chacune des provinces pendant les congés scolaires. Ma grand-mère paternelle habitait, elle, à une centaine de km de Tana, près d’Ambatolampy, dans un village où j’ai également passé mes vacances. Mes souvenirs malgaches sont donc très divers et vont de la distribution des prix à l’école primaire (que j’attendais fièvreusement pour avoir un nouveau livre de contes et légendes) à l’attente en pleine forêt du bac permettant de traverser le fleuve en passant par les courses aux libellules dans les champs. Les séjours sur la côte m’ont par ailleurs permis de sauver l’honneur en cours de malgache : mon médiocre niveau était compensé par ma maîtrise des “fitenim-paritany” (langues des provinces).
Je garde de cette enfance le goût, voire le besoin, des grands espaces mais aussi une grande circonspection vis à vis de toutes les idéologies. Citoyenne du monde bien avant que le mot “mondialisation” ne fasse son apparition dans le vocabulaire, j’ai été par la suite confortée par des voyages dans d’autres parties du globe dans l’idée que, quelle que soit la latitude, les mêmes causes produisent les mêmes effets.
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Once upon a time Madagascar by…Ikaretsaka

Rondro took the time to spread purple love all around her social networks. Thank you my dear for bringing Ikaretsaka’s contribution and thank you guyz for reading stories from Madagascar, 50 years after our Independance.

dotmgWho are you?
Mostly known as Ikaretsaka; architect by trade, artist, musician, photojournalist, humanitarian activist, and Adventurous.
“Ikaretsaka” means globe-trotter, not a lock,(even tho’ it’s the same word in Malagasy)
“Mpitsok’ovy” and proud of it too! hehe!

dotmgWhat are your best memories from Madagascar so far?
as a child born during the 2nd Republic and spend his childhood during the time when Madagascar was under a deep socialist regime, I remembered the time when we’d queue up for our daily ratio of rice and oil, and looking for extra supplies at the black market when there’s shortages! these were the harsh moments… but when you’re kid, you always find the funny and the clever part of it, like breaking up the long lane and pretending to look so sad, and everyone pity you since you’re a kid and let you pass in front of’em! lol!
My best memory too was when the railroad systems where still working perfectly and we use to take the train during the holydays or anytime when there’s no school ( we’ve lived about 100 miles from the capital- but attended school there) it was a journey because it’d take half day to complete that trip (when the train did not break down) , but when you’re deep into the sceneries, and interacting with peoples (and animals.. -yeah small animals like chickens and geese are often permitted in the wagons-) then you kinda forgot how many hours you’ve spent on them.. and oh yeah.. the food they’re selling at every station are sooo tasteful too!
Unfortunately i had to left to pursue my studies overseas and it disappeared by the time i came back! Pity…

dotmgHow do you see our country in 50 years?
I’ll be too old to enjoy that! and surely need a very strong pair’o new spectacles…lmao!
But i’m very optimistic,personally, i think it would be much better than now since most old politicians are gone by then… and if younger generations don’t have the same views, perceptions and thinking as they had, then it’will be bright…
From my architect point of view.. it ain’t been designed yet! but doable!
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Happy BOMB

http://www.bestofmalagasyblogs.com/”>
Voici les gagnants : http://www.bestofmalagasyblogs.com/

Il était une fois Madagascar…selon Michelle

Cette fois-ci Nathalie a repris la flambeau (course déjà si bien menée par Rondro et Patrick) et s’est chargée de nous faire parvenir le message de son amie Michelle. Merci Nathalie et merci à tous les lecteurs actifs mais peu bavards dis donc…pourtant (et c’est bien là une chance) ce n’est pas jogany qui rédige ces excellentes contributions!
dotmgQui es-tu?
dotmgQui es-tu?
En prenant une bière et des brochettes avec des amis l’autre soir sur la terrasse du bar de mon cousin Ralay à Morondava j’ai eu vent de ce qui se concoctait sur purple.corner par le biais de Liz qui était pendue à son portable en discutant avec Nathalie qui l ‘appelait de Suède. Elles étaient en train de peaufiner l’interview final de Liz avant sa publication sur le net, Nathalie lui lisait le texte final et Liz devait donner son accord ou son véto. De ce soir là, il me reste le souvenir du ton gai de Liza, les éclats de rire des deux soeurs entre deux commentaires ou un accord, et surtout l’expression de joie de Liz d’avoir à replonger dans ses bons souvenirs d’enfance, de partager son expérience avec les autres et sa vision du futur. Elles ont eu bien la pêche les soeurs, c’est devenu contagieux et donc cela n’était pas difficile pour moi de dire oui quand Nathalie m’a demandé de contribuer aussi. J’ai eu droit à 2 interviews téléphoniques de 2 h et demie au total et une mise au point finale avant publication de ma contribution.
Avant de continuer, en me replongeant dans le passé je revois mes amis Haïtiens que j’ai déjà portés dans mes pensées avec le malheur du tremblement de terre et ses conséquences qui leur arrivent en ce moment, et j’ai une pensée encore plus émue maintenant car j’ai eu à travailler avec des Haïtiens dans mon équipe. Je garde comme bon souvenir leur fort attachement à leur culture, leur chaleur et leur gentillesse extrême avec la communauté Malgache. Je souhaite de tout coeur que pour eux aussi cela redémarre vite.
Je suis née 3 ans avant l’indépendance mais je ne me souviens pas de ce que c’était, à quoi la vie pouvait ressembler avant, je m’en suis fait une image, une compréhension par le biais de notre père qui tenait à sauvegarder notre culture après avoir connu lui même l’époque de la colonisation.
Je me suis révoltée dès mon jeune âge contre le système d’éducation où il faut aller à l’école petit de 8 heures du matin à 16 heures et ensuite donner des devoirs pendant que les adultes en revenant du bureau n’avaient plus de travail à faire à la maison! Je trouvais que le créneau d’éducation pour s’épanouir à l’école en dehors des matiéres théoriques ou générales n’était pas suffisant si non nul, la voie pour la créativité n’était pas offerte et d’ailleúrs si on avait le “Malheur” de s’ntéresser aux activités manuelles de manière atypique par rapport aux emplois du temps prévus par l’école, à ce qui a à avoir avec la créativité, on avait tendance à classer les élèves au rebut, ou avec moindre capacité, on ne les voyait pas comme la future élite de Madagascar, comme si le pays devait se construire uniquement avec l’élite sur papier! J’ai du suivre le chemin de tout le monde dans la famille, mais en exprimant ma révolte en permanence et d’ailleurs à l’université de Tamatave je me suis ennuyée royalement aux cours, je n’ai pas retenu grand chose et j’ai quitté l’université avant terme et de bon gré au grand dam de mes enseignants et ceux qui m’ont élevée car l’éducation est sacrée chez nous et on pensait alors que on ne pouvait apprendre que dans les universités et les grandes écoles..Mais pour rassurer mes anciens profs, je suis pour le savoir, la connaissance, Madagascar ne s’en sortira pas si on cultive l’idiotie et non le savoir, mais offrir le même package pour différentes personnalités n’optimise pas les différents potentiels des êtres humains et on passe à coté de ceux qui veulent créer d’abord et être accompagnés par le savoir qui leur manque pour exprimer et laisser développer leur fibre créative.
Avec ce background vous pouvez imaginer maintenant que j’ai roulé ma bosse, avec des hauts et des bas, je suis une femme de terrain. J’ai travaillé essentiellement dans le commerce, de gros surtout comme représentante commerciale et administrative par la force des choses. J’ai travaillé pour des entreprises karana ou Malgaches à Tananarive. J’ai galéré dans ce travail car je ne me suis jamais sentie récompensée par rapport aux efforts, aux responsabilités mais surtout par rapport à mes résultats. Les salaires étaient misérables, comme pour le lot de tout cadre moyen ou employé malgache en général je présume. Mon sens de la révolte a bouilloné, j’ai eu le fort sentiment d´être exploitée et petit à petit l’idée de créer mon entreprise a fait son chemin car je me sentais impuissante d’aller poursuivre en justice les patrons incorrects sachant qu’ ils avaient les moyens de rendre aveugles qui ils voulaient pour immaculer leur image pendant que j’aurais à faire face aux frais de justice et la chance que la victime sorte coupable ne relevait pas d’une pure utopie. Je ne voulais plus travailler pour les autres pour demeurer pauvre. Soyons honnête cependant, j’ai contenu ma révolte jusqu’à un certain moment car mon travail m’a appris à approcher les gros clients malgaches, à étoffer mes réseaux de contact dans le domaine commercial, à détecter les défaillances de gestion du personnel ,les mentalités exécrablement maffieuses de certains concurrents ou opérateurs, et aussi à aller dans les milieux isolés de la région du Boina, les milieux classés durs de la capitale (mes zones étaient entre autres Isotry, Anosy, Anosipatrana) où j’avais de gros grossistes des produits de nécessité. Ce que j’ai retenu aussi c’est que ni l’habit, ni le nom d’une personne, ni le titre, ni la grandeur d’une entreprise ne fait ni le moine ni l’intégrité morale! Parmi les êtres humains formidables que j’ai eus à croiser, un bon lot sort de Anosipatrana et Isotry, des gens dignes et qui ont bâti en brassant des millions de l’époque, en créant des services bien qu’ils aient une manière de penser et d’opérer très diffèrente de la mienne! Read more

Il était une fois, trois fois, 50 fois…Madagascar

Je vous assure, je n’avais aucune idée que le harcèlement virtuel avait autant d’impacts sur mes contacts sinon je l’aurai déjà pratiqué pour extorquer du fric à mes amis en Euro (bah oui le $CAN est nettement plus bas, ça en vaut presque pas la peine). Rondro, Patrick, Nathalie, Hanitra et bientôt pleins d’autres ont fait appel à leurs proches et pas trop proches (pas mal les coups de fil, en même temps tu demandes des nouvelles et des souvenirs) pour contribuer à la série déjà très fournie du “Il était une fois Madagascar…50 ans après l’indépendance”. Je vous propose toujours d’engager la conversation autour de vous car on ne se lasse pas de lire les histoires et les espoirs des uns et des autres sur ces 50 ans d’indépendance que Madagascar et 17 autres pays africains ont vécu. Merci encore pour ces 10 courtes minutes et on attend la suite.

Il était une fois Madagascar…par Koloina
Il était une fois Madagascar…par Lizrapporté par Nathalie
Il était une fois Madagascar…par Tritrivarapporté par Rondro(oui encore elle)
Il était une fois Madagascar…par l’illustre inconnurapporté par Rondro
Il était une fois Madagascar…par Malalarapporté par Rondro
Il était une fois Madagascar…par Ranalinarapporté par Patrick
Il était une fois Madagascar…par Paulrapporté par Patrick
Il était une fois le Cameroun…par Nadine

Il était une fois le Cameroun…par Etum
Il était une fois Madagascar…par Aviva
Il était une fois Madagascar…par Sloof
Il était une fois Madagascar…par Nivo
Il était une fois Madagascar…par Marie
Il était une fois Madagascar…par Ariniaina
Il était une fois Madagascar…par Nathalie
Il était une fois Madagascar…par Hanitra
Il était une fois Madagascar…par Many
Il était une fois Madagascar…par Sarisary
Il était une fois Madagascar…par Lalasoa
Il était une fois Madagascar...par Achille52
Il était une fois Madagascar…par Harinjaka
Il était une fois Madagascar…par Simplex
Il était une fois Madagascar…par Rondro
Il était une fois Madagascar...par Lova
Il était une fois Madagascar…par Tahina
Il était une fois Madagascar…par Tomavana
Il était une fois Madagascar…par Ando
Il était une fois Madagascar…par Saveoursmile
Il était une fois Madagascar…par dotmg
Il était une fois Madagascar…par jogany
et?

Le concours de blogs dont vous n’avez pas beaucoup entendu parler mais qui est plein de rebondissements

ben grosso modo ce que j’ai dit dessus
Les finalistes des catégories Teny Gasy, Cyberactivisme…(merci les potes, merci Rondro)
Les Jurys (qui sont très forts je vous assure)
Le chatroom du 29 Novembre 2009 (merci les 20 personnes venus de Tana, Antsirabe, Calgary, Rome…)
Les jolis logos vert, marrons, …
Les mises à jours Twitter sur http://twitter.com/best_blogs_gasy (thnks Tomavana)
Le règlement en français, anglais, malgache (thks Rondro)

et ce que j’ai encore à dire dessus.
Les finalistes des catégories Jeunes, Culture, Vitagasy…(merci les potes, merci Rondro)
Les jolis logos des gagnants…on verra hein
Les surprises de la catégorie Coup de Coeur !! héhéhéhéhéh (vous pouvez d’ailleurs encore soumettre)
le 3 Février 2010 : LES GAGNANTS
et bien sûr : Dire MERCI à tout le monde !

bestofmalagasyblogs_fin

je commence réellement à adorer jouer avec inkscape. petite note geek/freak/arkitektonik

Il était une fois Madagascar…par Koloina

Il fut quelques temps quelque part. J’eus l’habitude de publier des liens vers des blogs témoignant de la vivacité/véracité de la vie à Madagascar. Celle qui dépasse les clichés, que l’on croise tous les matins en attendant le bus à 6h du matin après avoir pu avalé un café et un menakely. Aucune idée si untel/unetelle y a manifesté de l’intérêt – à vrai dire je n’ai toujours pas pu cerner le sens de ce blog – mais les petites idées ont continué à trotter dans ma cabosse et comme je prends beaucoup de plaisir à broder des liens et des histoires, l’envie m’a prise de demander à mes bons amis s’ils voulaient eux aussi prendre part au petit jeu “Madagascar … 50 ans après” et de partager à travers plusieurs générations de malgaches les espoirs d’avant, la réalité d’aujourd’hui ainsi les souhaits pour demain. Je fais donc appel à toutes les bonnes âmes d’initier la conversation (et de soumettre ici) si jamais vous avez dans votre entourage des personnes ayant vécu l’indépendance de 1960, la révolution de 1972, la vie dure dans les années 1980, les rues de 1991,…bref engagez-les à répondre à ces TRÈS courtes questions. J’attends impatiemment vos messages!

Qui es-tu?
dotmg
Je suis un simple bloger et traducteur dans globalvoicesonline.org.

Quelles sont selon toi les plus belles années de Madagascar?
dotmg
Je ne sais pas, je n’en ai aucune idée! Peut être que c’était à l’époque du Président Tsiranana et que j’étais loin d’être née. Une époque féerique où tout était moins chère et que nos grands parents et parents vivaient bien avec un bon pouvoir d’achat etc.…comme l’a décrit Harinjaka. Ou peut être après les événements du 72, où les jeunes Malagasy ont commencé à avoir des places dans le monde du travail et dans l’administration etc.
tena marina tsy mahita ambara firy momban’izany aho. Ce que je peux dire pour l’instant c’est « I HAVE A DREAM….. » « Mino aho fa indray andro any dia ho………. I Madagascar! ».


Comment voyais-tu Madagascar en 2010 de cette époque?

dotmg
Pour 2010 ????, inona moa fa dia mbola manantena hatrany e! Raha izao misy krizy izao dia tsy mihandrandra zavatra be loatra aloha, Fa ny hirariana ary dia hiriana hatrany dia tahaka ny teny izay ifanaovana foana rehefa asaramanitra ny andro, manao hoe « Ho taom-pahombiazana ho antsika anie ity taona vaovao ity » Taom-pahombiazana, taona Feno fitiavana, taona feno fifaliana ho an’ny rehetra e! ary ihany koa taona feno fandeferana. Taona fandresena ho an’ny vahoaka Malagasy, ho an’i Madagasikara.

Ton message pour la postérité pour les 50 ans à venir pour les jeunes de 20 ans d’aujourd’hui
dotmg
Pour les jeunes de 20 ans et plus, il y en a encore beaucoup des choses qu’on ne sait pas encore dans cette vie ou que l’on ignore l’existence, surtout concernant notre pays. Il y a des choses qu’on ne croit pas, mais qui y existent; des choses qui nous empêchent d’évoluer et d’aller plus loin. « …Tout change, tout évolue, seul les imbéciles ne changent pas… (Alpha Blondy’s song)». Et si nous en sommes là aujourd’hui, dans des enchaînements de crises, de problèmes politique et des frustrations de tout genre, les mêmes refrains depuis des jours, des mois et des années. On n’avait jamais eu de vrai changement, la question qui se pose en ce moment c’est… « Est ce qu’on est tous des imbéciles ? »
« Je croix bien que non… ! ». On espère tous d’avoir une vie meilleure et agréable, mais quand ces choses restent encore inconnues par les Malagasy et surtout les jeunes, le rêve d’aller plus loin, restera un rêve qui ne se réalisera pas. Ce dont je parle est dans l’histoire (nos passés, nos présent et peut être même notre future). Je vous incite à bien enquêter profondément l’histoire depuis notre indépendance, il y a déjà 50 ans, poser des questions, prends des notes et surtout y trouver la vérité; car si on en est là (pas développement, dans des troubles politiques, etc, nandritra ny 50 taona tsy misy fiovana, fa dia izany foana !) c’est qu’il y a bien des raisons que l’on ne pensait pas. Chercher et Si vous avez trouvé partager et aidez ceux ce qui cherchent encore, et surtout ne vous arrêtez pas, Vous ferez tout cela et le sort se brisera facilement. Maintenant, penser au changement que vous voulez voir dans ce monde, notre monde, Madagascar. “Make it a better place, a lovely place for you and for everyone”. Ny hafatra farany dia hoe: “Don’t think what your country can do for you, but what you can do for your country”. “Dites oui à un avenir meilleur” Ho amin’ny 50 taona manaraka, ho an’ny tanora Malagasy, ho an’ny vahoaka Malagasy, ho an’I Madagascar. Homba antsika anie Andriamanitra!

Il y a un an Madagascar…le 26 Janvier 2009

Il était une fois Madagascar…selon Liz

Cette fois-ci Nathalie a repris la flambeau (course déjà si bien menée par Rondro et Patrick) et s’est chargée de nous faire parvenir le message de sa soeur (en fait elle l’a appelé par internet et leur conversation a duré 3h et même que ça lui a pas coûté grand chose parce que les longues distances par internet c’est pas cher. bref.très cool). Je ne m’étends donc pas pour laisser la place à Liz.

dotmgQui es-tu?
Mon nom n’a pas vraiment d’importance je présume , c’est plus mes impressions et souvenirs qui attireront plus l’attention des lecteurs du blog. On m’a expliqué pendant l’interview que ce blog véhicule plein d’histoires drôles et des anecdotes cools, et je serai parmi les bloggeurs ( accordez moi ce qualificatif aujourd’hui seulement) qui fantasmeront sur le nombre impressionant de leurs lecteurs sur internet. A défaut de connection , il faut bien faire travailler son imagination. Oui vous avez deviné j’habite une petite ville où la connection internet n’est pas encore vulgarisée, s’il y en a, on va au cyber où j’ai droit aux connections satellites et cela coûte les yeux de la tête pour le Malgache moyen. Qu’à cela ne tienne, il faut aussi faire face à la lenteur quand on veut télécharger un document ou naviguer sur un site. On a le temps de s’endormir devant l’écran du cyber mais en payant cher son sommeil. Telles sont mes réalités quotidiennes à Morondava qui par ailleurs regorge d ‘autres qualités. Oui je suis née dans cette ville et bien que mes parents soient des gens de Tana, je suis Sakalava dans ma manière de vivre, dans mes réflexes, mes habitudes sociales et culturelles et ma façon d’aimer. Tananarive reste surtout la cité administrative pour moi, les visites des membres de la famille de mes parents quand on y allait en vacances et une escale incontournable pour les voyages à l’extérieur. J’ai suivi toute mon éducation de base à Morondava, même après le lycée j’ai intégré l ‘école normale de la ville pour en sortir institutrice â l’âge de 20 ans. Depuis lors j’ai acquis pas mal d’expériences, en passant par chef de zone administrative pédagogique (ZAP) et finalement pour terminer le numéro 2 du CISCO appelée communément DAF avant que je ne prenne ma retraite en 2008! Je l’ai prise 2 ans avant l’âge officiel par choix personnel. Il n’y a pas que mon ancien travail qui compte, mes 3 enfants m’ont donné l’immense bonheur d’être grand mère 4 fois! Ces derniers m’appellent bébé Liz, mais en tant que bon Malgache vous ête tentés de m’appeler certainement Madame Liz! Restons cool, vous pouvez l’écourter en Liz.

dotmgQuelles sont selon toi les plus belles années de Madagascar?
Il faut garder en mémoire que je suis issue d’une famille où l’éducation est une valeur sacrée, numéro un, de plus nos parents étaient chrétiens fortement engagés dans la vie sociale de l’église protestante, on a dû vivre certainement cela au plus fort quand on était sous leur toit et mes souvenirs sont teintés de ces valeurs qu’on nous a transmises. Notre mère nous a transmis le sens du devoir pour construire le pays et la solidarité pour ceux qui en ont besoin, et notre père la générosité, le pardon et la tolérance envers ceux qui nous sont différents. Read more

Il était une fois Madagascar … selon Tritriva

Il fut quelques temps quelque part. J’eus l’habitude de publier des liens vers des blogs témoignant de la vivacité/véracité de la vie à Madagascar. Celle qui dépasse les clichés, que l’on croise tous les matins en attendant le bus à 6h du matin après avoir pu avalé un café et un menakely. Aucune idée si untel/unetelle y a manifesté de l’intérêt – à vrai dire je n’ai toujours pas pu cerner le sens de ce blog – mais les petites idées ont continué à trotter dans ma cabosse et comme je prends beaucoup de plaisir à broder des liens et des histoires, l’envie m’a prise de demander à mes bons amis s’ils voulaient eux aussi prendre part au petit jeu “Madagascar … 50 ans après” et de partager à travers plusieurs générations de malgaches les espoirs d’avant, la réalité d’aujourd’hui ainsi les souhaits pour demain. Je fais donc appel à toutes les bonnes âmes d’initier la conversation (et de soumettre ici) si jamais vous avez dans votre entourage des personnes ayant vécu l’indépendance de 1960, la révolution de 1972, la vie dure dans les années 1980, les rues de 1991,…bref engagez-les à répondre à ces TRÈS courtes questions. J’attends impatiemment vos messages!

dotmgQui es-tu?
Je suis née à Fianarantsoa dans la même année que l’Indépendance de Madagascar, j’y ai vécu pendant ma petite enfance, espacé par les vacances scolaires passés à Fort-Dauphin où vivaient des personnes de ma famille, et à Manantenina où j’avais de la famille également (village entre Taolagnaro et Farafangana, en longeant la côte est) dont je garde de très bons souvenirs.
Par la suite, nous avons déménagé pour Antananarivo pour des raisons familiaux, j’ai été mise en pension chez les soeurs à l’âge de 14 ans et à 16 ans mes parents m’ont annoncé que nous devions partir vivre en France, où j’ai continué mes études bac+3 formation infirmière.
Je vis en Seine et Marne, mariée et mère de trois grands enfants. J’ai de la famille qui vivent à Madagascar éparpillée dans les régions.

dotmgQuelles sont selon toi les plus belles années de Madagascar?
Les années de 1960 à 1968, car Madagascar vivait encore dans l’euphorie de l’Indépendance, dans le rêve d’un avenir fleurissant.
Ces années là étaient calmes, on vivait sans crainte, la nourriture et les médicaments ne manquaient pas et le prix des denrées était encore assez abordables.

dotmg
Comment voyais-tu Madagascar en 2010 de cette époque?

J’étais trop jeune pour voir Madagascar projeté à 40 ans dans le futur. je crois que je rêvais de bicyclette pour tout le monde, ainsi que de frigidaire dans les maisons comme chez le marchand qui vendait des glaces.
Peut être que je rêvais d’égalité, car pendant que certains se déplaçaient en voiture, d’autres se tapaient des kilomètres à pieds pour les déplacements.

dotmgTon message pour la postérité pour les 50 ans à venir pour les jeunes de 20 ans d’aujourd’hui
Finissez vos études ou les formations professionnelles, ensuite travaillez dur, n’attendez pas après les autres pour faire ce que vous pouvez faire, prenez votre vie en main, prenez soin de votre famille, de vos proches, de vos amis, et surtout ne perdez pas la Foi en Dieu.
Et si vous faites de la politique, ne laissez pas de côté les plus démunis, faites en sorte qu’ils aient une instruction, un travail, un toit, que les enfants sans exception puissent aller à l’école.
Il ne faut pas oublier qu’eux aussi font partie du futur de Madagascar.

Il était une fois Madagascar … selon l’illustre inconnu

Lorsque Rondro vous inclut dans sa bande d’amis cela signifie que vous êtes embarqué dans un voyage social trépidant avec à vos côtés des compagnons tout aussi attachants qu’hilarants. Je ne la remercierai jamais assez de nous avoir apporté les témoignages de ses amis Nathalie et Aviva pour cette série. Comme avec Rondro il n’est jamais, ô grand jamais, question de laisser tomber, elle poursuit sa petite quête et nous apporte sur un plateau tout chaud pleins d’histoires venant du temps passé mais définitivement pertinent pour le présent. Et quel présent! 50 ans après on parle de commémoration d’indépendances en Afrique. Des pays libérés du joug colonial mais qui réellement ont éprouvé pires difficultés à construire de bonnes fondations pour établir des sociétés développées et épanouies (j’omets volontairement tout le blablabla sur démocratie, constitution, etc. sinon on en parlerait toute la nuit). L’on nous disait que les années 60-70 étaient les meilleurs, que les cinémas projetaient des films tout juste sortis des studios, aujourd’hui la production locale peine à diffuser ses réalisations à très très petit budget; l’on nous parlait de la vie communiste dans les années 80, que les rayons de supermarchés étaient vides de chez très vides, aujourd’hui il y a des émeutes de la faim et une exode rurale qui gavent les bidonvilles. Récolter les histoires de mes amis sur leur meilleur souvenir de la vie dans leur pays est une aventure humaine qui fait mûrir et pousse à prendre l’action pour aider les générations futures dans l’établissement d’une société plus juste, plus riche et simplement plus épanouie. On se sent inspiré, très inspiré, alors n’hésitez pas à engager la conversation autour de vous et de demander à vos proches et passants de transmettre leur message. Cela ne prendra que 10 minutes et 3 questions mais quelque chose me dit que nous irons loin….

dotmg
Qui es-tu?

Oh, mon nom ne veut rien dire. Je travaille dans l’art, la culture. Un illustre inconnu, en somme! Issu d’une famille modeste des années soixante, ma destiné était modeste. Au lycée galliéni annexe d’Ankadinandriana (derrière le Rova d’Antananarivo) où j’étais en primaire, on m’a fait assimiler des valeurs culturelles très occidentales. Très tôt j’avais lu et relu tous les écrivains malgaches d’expression francophone. Dans les pages de Victor Hugo mon imagination m’emmenait marcher sur les pavés du Pont Neuf à Paris. A quatorze ans, pour vaincre l’ennui, Le Procès de Kafka m’est tombé dans la main. Trop tôt quand même, je crois. Toujours est-il que, adolescent à Madagascar, déjà j’entrevoyais à travers ces livres le monde moderne et “chaotique” qui existait de l’autre côté des oceans.
Mais, paradoxalement mon père tenait aussi à me transmettre la culture malgache dans toute sa profondeur. Il voulait que je l’acquière auprès de ceux qui la détiennent. Dès mon plus jeune âge alors, pendant trois mois et demi dans l’année on m’envoyait passer les vacances à la campagne, chez les paysans. Je quittais mes copains de la ville pour me noyer dans un autre monde. C’était ainsi jusqu’à ce que je quitte Madagascar au début des années quatre vingt.
Cette bipolarité culturelle a marqué ma jeunesse, et même tout mon parcours, régissant ma vie dans une dualité parfois génante, mais très souvent constructive.
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Il était une fois Madagascar … selon Malala

Lorsque Rondro vous inclut dans sa bande d’amis cela signifie que vous êtes embarqué dans un voyage social trépidant avec à vos côtés des compagnons tout aussi attachants qu’hilarants. Je ne la remercierai jamais assez de nous avoir apporté les témoignages de ses amis Nathalie et Aviva pour cette série. Comme avec Rondro il n’est jamais, ô grand jamais, question de laisser tomber, elle poursuit sa petite quête et nous apporte sur un plateau tout chaud pleins d’histoires venant du temps passé mais définitivement pertinent pour le présent. Et quel présent! 50 ans après on parle de commémoration d’indépendances en Afrique. Des pays libérés du joug colonial mais qui réellement ont éprouvé pires difficultés à construire de bonnes fondations pour établir des sociétés développées et épanouies (j’omets volontairement tout le blablabla sur démocratie, constitution, etc. sinon on en parlerait toute la nuit). L’on nous disait que les années 60-70 étaient les meilleurs, que les cinémas projetaient des films tout juste sortis des studios, aujourd’hui la production locale peine à diffuser ses réalisations à très très petit budget; l’on nous parlait de la vie communiste dans les années 80, que les rayons de supermarchés étaient vides de chez très vides, aujourd’hui il y a des émeutes de la faim et une exode rurale qui gavent les bidonvilles. Récolter les histoires de mes amis sur leur meilleur souvenir de la vie dans leur pays est une aventure humaine qui fait mûrir et pousse à prendre l’action pour aider les générations futures dans l’établissement d’une société plus juste, plus riche et simplement plus épanouie. On se sent inspiré, très inspiré, alors n’hésitez pas à engager la conversation autour de vous et de demander à vos proches et passants de transmettre leur message. Cela ne prendra que 10 minutes et 3 questions mais quelque chose me dit que nous irons loin….

dotmg
Qui es-tu?
J’ai l’âge de l’indépendance de Madagascar. Je suis née à Tana et j’y ai vécu mon enfance et ma jeunesse, dans différents quartiers. Quoique mon destin me l’ait fait quitter il y a 30 ans, je me considère comme un témoin de l’évolution de ce pays. Aujourd’hui, je vis en France. Généticienne et phytopathologiste de formation, le destin (encore lui !) m’a amené jusqu’au ministère de la culture et de la communication où je suis chercheur-microbiologiste. Ma mission consiste en la préservation des biens culturels patrimoniaux. Un beau métier (rare puisque l’on n’est que 3 ingénieurs microbiologistes à s’occuper de toute la France) mais surtout et avant tout une grande passion. Très liée à mes origines malgaches, mangeant du vary sosoa le matin et cultivant le anamamy dans mon jardin, je me considère pourtant comme une citoyenne de la planète terre. De part mon métier, j’ai eu la chance de parcourir le monde et de rencontrer les autres, et je constate l’universalité des hommes. Malgré nos différences de culture, nous sommes si pareils et nous aspirons tous à la même chose. Nos vies sont liées les uns aux autres et je crois fermement à l’effet papillon, si bien illustré par cette maxime du physicien Benjamin Francklin : « À cause du clou, le fer fut perdu. À cause du fer, le cheval fut perdu. À cause du cheval, le cavalier fut perdu. À cause du cavalier, le message fut perdu. À cause du message, la bataille fut perdue. À cause de la bataille, la guerre fut perdue. À cause de la guerre, la liberté fut perdue. Tout cela pour un simple clou. » Read more

Once upon a time Madagascar…by Ranalina (interview by Layshyuu)


Patrick, the best cyberactivist specialized in everything from social to tourism to covering political events in Tamatave and the entire Malagasy blogosphere and more, took the initiative further by interviewing two REAL witnesses of Madagascar from Independance days until today. 50 years of touching testimonies where a generation proudly teaches a very much younger one values and virtues that they fought to preserve. Patrick truly understands Malagasy traditions in giving respect to elders before talking about himself by taking time from his busy schedule as a student to simply…listen to them. Thank you Patrick, Thank you for this lesson of generosity and unselfnessness.
If you feel inspired by the stories counted here and would like to share your parents or your own memories of 50 years of Independance in Madagascar, we will be patiently waiting for your contribution.

My name is Ranalina or you can simply call me Maman’i Claudette which is known by my neighborhoods. Sorry, I don’t remember how old was I when we celebrated our independence for the first time. The only one thing that I still remember is, I was learning to make a “sipasipa”. In term of the independence, the “Vahoaka” were very happy because we can finally get out from the yoke of the French. Imagine I’m from Vatomandry, we came here for the first time to escape the hard task that the “Vazaha” imposed to us. I couldn’t no more live with so why not looking for more comfortable place to get a better life.
When we got our freedom from French in 1960, we had our first republic which is headed by Tsiranana. But I think many of you are wondering to know why the Malagasy struck again in 1972? Just because we didn’t got what we were waiting for. We still depended too much to the colonizer. According to what I saw, we were feeling much comfortable in the second republic but there was too much corruption and that is the main reason why our country running nonstop into the hell of the poverty. I think, was when we started our strange politics. Then that always repeated every few years. I think our politicians are the main cause of our poverty. They play Madagascar and the poor citizens like me are the first victim of their act. They are always looking for the better place where they can get much more money for themselves but not for Madagascar. In my memory, in the first and the second republic, we still lived in normal life, like for example the peace was still ok and we still had the same right. I mean we are always in trouble in the third republic and that because of the us. To sum it up, the development in Madagascar is on the way back in 50 years of independence. Why Madagascar? We are told that this country is rich but why the people who live in are poor? That’s for sure because of us. In my opinion, the only one key to get this country in a good health is the education. That’s all. Because it seems that jangle life still exists in this country. Also we should forgive, respect and tolerate to one another for the best future of our beautiful country. I think when our country is going to practice a good way of education, I’m sure that it won’t be problem to get a better personal life or in other words to attempt or aim. Please forgive me if I’m wrong but that what I think of what happen in this country in 50 years of the independence.

Once upon a time Madagascar…by Paul (interview by Layshyuu)


Patrick, the best cyberactivist specialized in everything from social to tourism to covering political events in Tamatave and the entire Malagasy blogosphere and more, took the initiative further by interviewing two REAL witnesses of Madagascar from Independance days until today. 50 years of touching testimonies where a generation proudly teaches a very much younger one values and virtues that they fought to preserve. Patrick truly understands Malagasy traditions in giving respect to elders before talking about himself by taking time from his busy schedule as a student to simply…listen to them. Thank you Patrick, Thank you for this lesson of generosity and unselfnessness.
If you feel inspired by the stories counted here and would like to share your parents or your own memories of 50 years of Independance in Madagascar, we will be patiently waiting for your contribution.


First of all, I don’t want to be pictured. My name is Paul, and I was 13 Y.O when we got our independence in 1960. It was the happiest time for whole Malagasy; we danced a happy dance in that time. Personally, I was also very happy to hear that we got our own freedom after being under pressure by French people, because assuredly I say, it was really hard to be colonized by another country. We may lose all of what we have as a wealth even our own unique culture which is found nowhere else in this planet.
Yeah, I’m agreed, that it’s nice to be free but it isn’t easy also to be an independent country. Right? But even so, I truly didn’t expect what will happen in Madagascar after this great victory. If we turn back into our history since for we got our independence, according to me, the first republic was the most bearable period for us. Just have a look into the actual the money value, and compare it when we got our first own money. It was still quite alright. See? But that not means that we’re satisfied of what happen. And that is the reason why we fight again for a new change in 1972 but alas it was not the case. The situation is getting worse because we start to import rice which is our basic food; life is getting tougher and, indeed, let’s says that it was a corruption revolution. That’s ashamedness.
Nowadays Madagascar is almost 50 years of independence. It is embarrassing to say that during this very long period, we’re wasting onto something which surely won’t bring anything in our country. Just imagine what happen in Tananarivo now, they are always striking almost every day at MAGRO. What I mean is Madagascar is always running into the bad way of development, you see “the poor is getting poorer and the rich is getting richer”. In my opinion, that’s what happens here in Madagascar in 50 years of the independence. Very sad story and that may be because of the policy unstable.
The only one way to get out from this problem is the education and the employment creation. But how? I don’t know, I really don’t know but I think as I said lately, we should give a good education for our children and also to give job to those who has already finished their studies: “Right man in the right place” but how? I don’t know. Shall this country overcome some day??????

Here comes the sun

Here comes the sun, here comes the sun,
and I say it’s all right

Little darling, it’s been a long cold lonely winter
Little darling, it feels like years since it’s been here
Here comes the sun, here comes the sun
and I say it’s all right

Little darling, the smiles returning to the faces
Little darling, it seems like years since it’s been here
Here comes the sun, here comes the sun
and I say it’s all right

Sun, sun, sun, here it comes…
Sun, sun, sun, here it comes…
Sun, sun, sun, here it comes…
Sun, sun, sun, here it comes…
Sun, sun, sun, here it comes…

Little darling, I feel that ice is slowly melting
Little darling, it seems like years since it’s been clear
Here comes the sun, here comes the sun,
and I say it’s all right
It’s all right

The Beatles
OT: i had no idea Eric Clapton was this old…